la presse

Nul besoin d'être occitanophone Jean Luc Matte01/06/2011

PassAires
"Gasconha, de la memoria a la creacion"

Au moins nul besoin d'être occitanophone pour comprendre le titre de cet album... Yan Cozian m'avait informé de la préparation de ce CD aussi j'attendais "le prochain Yan Cozian" et j'ai eu la surprise de découvrir non pas l'album d'un bohaire soliste ou accompagné comme je m'y attendais, mais bien celui d'un groupe qui semble bien rodé et très cohérent (sans mise en avant particulière de l'un ou l'autre). Ceci est d'autant plus à signaler qu'il ne s'agit pas d'un groupe créé au gré des hasards de rencontres et des affinités musicales et humaines, mais tout simplement d'un ensemble rassemblant les enseignants de musique traditionnelle du Conservatoire des Landes. Toutes les mélodies et chansons sont traditionnelles, naturellement arrangées pour boha et autres instruments à vent (Yan Cozian), flûte à trois trous et tambourin (Matiu Dufau), accordéon diatonique (Laurent Geoffroy), vielle à roue (Simon Guillaumin, sur une vielle qui d'après la photo me semble une Mousnier identique à celle de Gregory Jolivet) et percussions (Eric Oberlé). Encore une fois Jacques Lanfranchi et Jean-Michel Péru du petit label AEPEM ont eu le nez fin dans le choix du groupe et on su réaliser une belle prise de son.

Jean Luc Matte juin 2011

site web: http://musette.free.fr/infos.htm

Sud Ouest PARLAM GASCON Jean-Jacques Fénié20/06/2011

Pass’Aires.

Au debut de 2010 sortiva un bèth tribalh adobat per Yan Cozian, professor deu Conservatòri de las Lanas : « Paraulas e Musicas », fruita de mei de mei de quaranta ans de collectatge capvath las Lanas. Mercés aus tribalhs de l’ACPL (Associacion per la cultura populara dens las Lanas dab M. Berdot o S. Guinle), deu Conservatòri occitan de Tolosa, deu Parc naturau regionau (ecomusèu de la Gran Lana a Marquesa) o de l’Institut occitan de la Region Aquitània, que dispausavane en efèit d’un tesaur d’enregistraments.
Especialiste de musicologia, lo gran Yan qu’avè donc notat las melodias, hèit categorias (congòs, valsas, pòlcas, escotishas, rondèus, cançons…) dab tot la mestior recuelhuda per los collectaires deu temps de la renavida entamenat a la fin de las « Trenta Gloriósas ». De Sòra o Comensac dinc a Cassen, de Mamisan dinc a Mauvesin d’Armanhac o Vièla Sobiran, dab ua concentracion a las termièras la Gran Lana e deu Marsan (Bascons, Uishac e Parentís, Ossa, Igòs…), mei d’un trentenat de Landés e Landesas qu’avèn balhat paraulas ineditas o melodias personaus (autorn de 200) qu’Arnaudin o d’autes n’avèn pas hicat sus los lors quadèrns, pr’amor de las paraulas desaunèstas e tròp trufandèras !
Uei, qu’es la publicacion d’un album, « Pass’Aires » qui amassa cinc musicians, lo Y. Cozian dab M. Dufau (flahuta, tun-tun e cant), L. Geoffroy (acordeon), S. Guillaumin (vièla e votz) e E. Oberlé (percussions). Qu’i entenen un quinzenat de tròç barrejats (rondèus e escotishas per la màger part). Qu’es mei d’ua òra sancèra de musica de nòste aprestada d’un biaish modèrne dab téxtes trufandèrs.
⇒ « Pass’Aires : de la memòria a la creacion », produsit per l’AEPEM. Dab l’ajuda deu Conselh Generau 40. Rensenhaments : en.companhia@neuf.fr o www.aepem.com
Jean-Jacques Fénié

2011-25 Rubrique PARLAM GASCON [Jean-Jacques Fénié] N° 655 Lundi 20 juin 2011 en page « Loisirs / Sorties et services » du journal SUD-OUEST (dans les deux éditions des Landes : Dax et Mont-de-Marsan).

"Boha ! Critique Jean-Luc Matte17/04/2013

Décidément les bohaires sont gâtés en ce moment : après la parution encore récente d'une très belle méthode papier réalisée par l'association des "Bohaires de Gascohna" (avec CD joint), voici une méthode sur DVD, avec parution d'un recueil complémentaire annnoncée. Les deux projets sont totalement indépendants, même si, curieusement, le titre du présent DVD reprend le "Boha !" qui rappelle le titre du bulletin de l'association sus-citée et même si les maquettes des deux projets ont été réalisées par Frédéric Vigouroux. Mais le présent double DVD a été pensé et réalisé par Yan Cozian dans le cadre de son poste de directeur du département musiques traditionnelles au conservatoire départemental des Landes et il faut bien avoir cela en tête pour comprendre que lorsque le titre annonce "Au coeur des Landes", c'est bien du département des Landes qu'il s'agit et que le contenu du documentaire qui fait l'objet du premier DVD s'en tiendra strictement aux frontières départementales, ce qui explique ce qui pourrait passer pour des omissions.

Commençons d'abord par ce premier DVD, un documentaire très bien réalisé, techniquement tout d'abord avec un qualité d'image, de son et de montage très professionnelle. Sur le fond également (c'est tout de même le principal) avec une présentation de l'historique de l'instrument qui ne néglige ni la période où l'on pensait l'instrument disparu (avec le témoignage d'un membre de groupe folklorique qui faisait de la figuration avec l'instrument dans les mains), ni, surtout, les débuts de la période revivaliste. Comme je l'ai évoqué plus haut, ce reportage fait la part belle à toutes les actions soutenues par le Conseil Général des Landes : classe de conservatoire, colloque d'Arthous et plus généralement à celles ou intervient Yan (Pass'Aires, atelier de facture avec JP Saintorens) etc... Et l'on regrette un peu de ne pas sortir davantage de ce cadre afin d'offrir une vision encore plus diversifiée de la pratique de l'instrument.

Je dois reconnaître que je n'ai pas encore visionné toute la méthode , mais celle-ci, bien découpée en courtes leçons très claires (on sent que Yan a déjà une longue pratique pédagogique), donnera indéniablement de bonnes bases à l'apprenti bohaire, les premières leçons prenant le temps d'insister sur les questions fondamentales de tenue de l'instrument, de gestion du souffle etc... A condition toutefois qu'il ne cherche pas à brûler les étapes ce qui est, forcément difficile lorsque l'on est seul avec son instrument, son DVD et son envie de jouer de premiers airs...

Un recueil des partitions correspondantes est annoncé, mais pour ce qui concerne le premier DVD, les 35 pages du livret trilingue (Fr, Oc et En) permettent de retrouver rapidement les principaux points évoqués dans le reportage, avec quelques belles photos, une carte etc...

Production "En Companhia" http://www.yancozian.fr/index.php?rub=12

site web: http://musette.free.fr/infos.htm

L'homme des bohas Journal Sud Ouest07/08/2010

La cornemuse landaise de Yan Cozian retentira au Festival interceltique de Lorient

Yan Cozian, compositeur et arrangeur, a participé à la création d'une quinzaine de CD et à l'édition de plusieurs ouvrages. PHOTO DR
Trente ans après, Yan Cozian se souvient encore de sa première rencontre avec la boha (du verbe gascon « bohar », souffler. Prononcez « boheu » en aspirant le « h »), la mystérieuse cornemuse landaise. « Je l'ai entendue sur un vinyle. J'ai eu un vrai coup de cœur. Mon grand-père connaissait un cornemuseux à Brocas. Ensemble, nous avons retrouvé sa trace. Puis je me suis procuré un instrument à Toulouse et j'ai appris seul. » En autodidacte et pour cause : le dernier joueur de boha, originaire du Sen en Haute-Lande, avait rendu son dernier souffle en 1948. La tradition s'éteignait petit à petit.
« C'est aussi cette notion de pratique rompue qui m'a intéressé », explique cet Uchacquois, installé aujourd'hui à Soustons et qui enseigne dorénavant ses savoirs en tant que coordonnateur du département musiques et danses traditionnelles au Conservatoire de musique et de danse des Landes à Mont-de-Marsan.
Origine mystérieuse
Dans quelques jours, le Landais jouera les ambassadeurs de la culture gasconne. À Lorient, il fera entendre le son de la cornemuse landaise à l'occasion du 40e Festival interceltique annuel qui rassemble en ce moment jusqu'au 15 août 4 500 musiciens, danseurs, chanteurs, plasticiens venus des nations d'implantation celte telles l'Écosse, l'Irlande, la Cornouailles ou encore la Galice. Pourtant la boha, instrument dont l'origine reste mystérieuse, n'est assurément pas... celte. « On ne sait pas vraiment d'où elle vient. Peut-être du bassin méditerranéen... Il y a aussi un instrument qui lui ressemble en Hongrie », précise Yan Cozian.
Cette saison, Lorient rend hommage aux cornemuses du monde en invitant quatre musiciens sur la scène du Palais des congrès le 11 août : un Macédonien, un Écossais, un Breton et Yan, le Gascon.
Pour ce dernier, passionné passionnant, l'aventure lorientaise s'apparente à une aubaine pour sortir la boha des sentiers battus, en l'occurrence les frontières occitanes. C'est aussi une sorte de reconnaissance. « Il n'y a pas moins de 14 familles différentes de cornemuse en France, mais ce sont les cornemuses bretonnes et landaises que les organisateurs ont choisies », se félicite le musicien avant d'avancer une explication : « C'est sûrement la particularité de l'instrument qui les a séduits. Car la boha est une cornemuse qui ne fonctionne pas comme ses cousines. » Trois caractéristiques la différencient des autres. « D'abord, elle comprend deux tuyaux de jeu parallèles qui se trouvent sur une même pièce de bois (le pihet) alors que, généralement, chaque perce se situe sur une pièce de bois spécifique, explique Yan Cozian. Ensuite, elle fonctionne avec une anche simple comme la clarinette - c'est ce qui lui donne un son particulier -, les autres cornemuses étant basées sur le principe du hautbois, avec une anche double. Enfin, elle est dotée d'un tuyau d'accompagnement (un ''bourdon variable'') qui permet de jouer deux notes et donne la possibiité de créer rythmes et polyphonies. »
Un instrument particulier, soit. Mais surtout pas un instrument « ancien », insiste Yan Cozian. « Il est vivant, actuel, il évolue au gré des besoins des musiciens et s'adapte à son époque. » Tout en gardant son âme, serait-on tenté de rajouter. En témoigne l'album « Cornemuses landaises », initié par le Conseil général des Landes et auquel huit groupes landais - dont Yan Cozian seul ou en compagnie du percussionniste Éric Oberlé - ont participé. Le résultat : la boha dans tous ses états. Du rock à l'orchestre de bal traditionnel, de l'électroacoustique à la percussion cubaine, du soliste à la bande de 12 cornemuses, il prouve qu'on peut être homme des bohas et moderne à la fois.
Yan Cozian sera en concert au Festival interceltique de Lorient le mercredi 11 août à 21 h 30 au Palais des congrès.

© www.sudouest.fr 2010 7 août 2010 06h00 | Par CLAIRE TALGORN.

site web: http://www.sudouest.fr/2010/08/07/l-homme-des-boha

Le groupe Pass'aires a fait vibrer les Gascons05/10/2010

Le groupe Pass'aires a fait vibrer les Gascons en interprétant les musiques et chants traditionnels en langue occitane sur le kiosque improvisé du parc municipal.

La Gascogne était hautement symbolisée au cours du concert proposé par le groupe Pass'aires composé de cinq musiciens sous la direction de Yan Cozian, avec son répertoire de musiques populaires et de chants traditionnels en langue occitane. En choisissant le parc municipal, site qui convient parfaitement pour assurer une acoustique performante, Musicalinxe prenait le risque de subir les menaces de la météo… Par bonheur, il n'en a rien été. Le ciel est resté clément, le public est venu très nombreux et a pu profiter des prestations d'un groupe musical fortement motivé. Il ne manquait pas de se produire, en alternant les chants populaires et les musiques d'antan en se servant d'instruments, dont certains étaient utilisés dans un temps passé et lointain.
Souvenirs d'anciens

Le groupe Pass'aires joue une musique surtout faite pour danser, pour le plaisir d'écouter des œuvres traditionnelles. Très connu en Aquitaine mais aussi à l'extérieur, leur chef M. Cozian représentait cette année la Gascogne au Festival interceltique de Lorient.

M. Bénard était fier de présenter Pass'aires à son association Musicalinxe. Vielle à roue qui apparaîssait déjà au Moyen Âge, la boha cornemuse landaise au tempérament mystérieux, flûtes, tambourins, accordéon diatonique et percussions afro-cubaines, chacun avec ses sonorités spécifiques, s'harmonisent parfaitement avec l'air et le cheminement de la musique, les chanteurs étalant leur talent et leur dextérité par un accompagnement mélodieux en langue occitane. Deux couples d'acteurs chevronnés présentaient avec élégance et en parfait accord du corps et des pieds les polkas, mazurka, rondeaux, scottih entrés dans le répertoire des danses traditionnelles.

Une soirée dissemblable aux précédentes représentations, convenant admirablement aux aînés qui ont pu remettre en mémoire un ensemble de souvenirs partagés avec leurs aïeux. Un spectacle à renouveler.
`
Journal Sud Ouest 5 octobre 2010 06h00 | Par Gérard Peyroux

site web: http://www.sudouest.fr/2010/10/05/musicalinxe-conn

Un bal dans la tradition Carcarès-Sainte-Croix26/01/2011

Il y avait foule à Carcarès pour ce bal organisé par l'association des Amis de Sainte-Croix. L'association avait invité en première partie les élèves du Conservatoire des Landes. Les groupes de Soustons, Labouheyre, Mont-de-Marsan se sont succédé sur scène. Il y avait, parmi la trentaine de musiciens qui ont tour à tour pris possession de la scène, une majorité de jeunes, voire de très jeunes instrumentistes. Un tout jeune garçon à la boha (1), deux autres enfants au violon et à la vielle ont montré combien ces instruments n'avaient plus de secret pour eux. Deux gamines à qui on n'aurait pas donné plus de 6 ans ont interprété un chant en gascon. Les amateurs de musiques et danses traditionnelles sont rassurés, la relève est prête.
Si ces musiques et danses avaient pratiquement disparu dans la première moitié du XXe siècle, elles ont été réhabilitées dans les années 1970, grâce à une poignée de jeunes qui ont repris cornemuse, vielle, accordéon et autres instruments. Yan Cozian, soustonnais d'adoption, est de ceux qui ont dépoussiéré ces instruments traditionnels pour jouer à nouveau rondeaux, scottishs et autres danses d'autrefois. Au sein du Conservatoire des Landes, Yan coordonne le département musiques et danses traditionnelles dont il assure la direction musicale. Ce département compte à présent six professeurs. Spécialiste de la « bouhe », Yan est aussi compositeur et interprète de chansons occitanes. Les nombreux danseurs venus de chaque coin du département, voire des départements limitrophes ont pu s'en rendre compte lorsque Yan et son orchestre ont pris possession à leur tour de la scène.

(1) boha : nom donné à la cornemuse landaise, cornemuse qui se distingue des autres cornemuses régionales.

site web: http://www.sudouest.fr/2011/01/26/un-bal-dans-la-t

Marquèze a fêté la musique « trad »29/04/2011

Groupe des élèves de musique traditionnelle devant la bergerie de Marquèze. PHOTO G. D.


L'omelette pascale des bergers, tradition séculaire, rassemblait autrefois les bergers et leurs troupeaux avant que chacun parte dans la lande pour de longues semaines. Autour d'une omelette aux œufs de courlis, ils se racontaient les histoires des familles et les anecdotes de la vie quotidienne. Marquèze revit chaque année cette tradition en offrant aux visiteurs une fameuse omelette aux graisserons et oseille.
Cette édition 2011 a été le prétexte de fêter la musique traditionnelle gasconne avec ses rondos, mazurkas, scottishs, congos, polkas… pur jus ou mâtinés d'accents modernes.

La Granda Banda de bodegas, groupe de musique occitane, le Big Boha Band, un habitué des lieux, ont animé l'airial de maison en maison ; le Slovaque Jura Dufek les a relayés avec sa collection de cornemuses.
L'omelette en musique
Dimanche et lundi, l'omelette des bergers aura été marquée par la présence d'une trentaine d'instrumentistes du département de musique traditionnelle du Conservatoire de musique des Landes. Cette branche musicale, créée en 2001, compte aujourd'hui plus de 70 élèves de 7 à 70 ans, répartis sur les différents instruments que sont les boha landaise, vielle à roue, flûtes, chameline, accordéon diatonique, percussions. Six professeurs titulaires font travailler néophytes et fort aguerris, la relève de Yan Cozian et de ses collègues est bien assurée.
Pour le 10e anniversaire de la création de ce département, les élèves ont joué devant la bergerie de l'airial, les visiteurs assis sur les bottes de paille, sièges de tradition à Marquèze. Trois ou quatre fois par an, en plus des bals gascons, ils se produisent en public, Marquèze étant le point de rassemblement le plus important.
Les profs en tournée
Les six professeurs ont constitué une groupe musical, les Pass'Aires, d'abord pour servir d'exemple aux élèves puis maintenant pour partir en concerts en Aquitaine et sur la France (Cassel dans le Nord, en Morvan et Touraine…), ouvrant leur répertoire au-delà des musiques traditionnelles gasconnes.
Ce département de musique traditionnelle du Conservatoire de musique des Landes apporte sa contribution active au travail des chercheurs, historiens ou spécialistes de musique, qui œuvrent pour faire connaître et vivre les patrimoines culturels de la Grande Lande et de la Gascogne, que ce soit au PNRLG, dans les facultés ou en individuels.

Critique De la memòria a la creacion JM ESPINASSE

PASS’AIRES.
De la memòria a la creacion
CD. AEPEM 11/02.

Quan devisèm dab’u Yan i a quauques temps tà trobar un nom en occitan au grop deus professors deu Conservatòri de las Lanas, li prepausèi « Pass’Aires ». Legeder tanben en francés dab ua idea hòrta de la transmission. En escotar lo CD, lo nom qu’ei plan trobat ça’m sembla.
« De la memòria a la creacion » b’ei plan titolat : musica de tradicion, viva, sapienta de çò qu’a apielat deu passat, liura d’evoluar uei lo dia. Los 5 musicaires prepausan de’ns amiar sustot dins las danças : rondèus, escotishas, valsas, masurcas, pòlcas, mès autanben d’escotar cantas mei liuras. Lo repertòri, quan sia conegut, prepausa paraulas a còps ineditas, o nos deisha navetats (tiradas deu trabalh de Yan dins lo libe « Paraulas e musicas » jà cronicat dins Boha). Lo contèxt e las honts de las musicas o cantas qu’ei plan clar.
L’interpretacion qu’ei precisa, lo son qu’ei plen. Nos passejam d’interpretacions mei « tradicionalas » (enténi lo son de la sonsaina d’Alexis 30 ans ha… o alavetz la nostalgia me pren benlèu : lo prumèr qui ditz que vielhegi, reglam aquò a la buveta !), dinc’interpretacions que dirí dab esteticas mei actualas (mès se cau pas debrembar lo títol deu CD) d’on las votz (3 cantaires : quina chança) tengon ua plaça de las bèras. Qu’ei evident que lo grop assuma en plen l’occitanitat de la lor musica.
Las bohas deu Yan son tostemps autan plan regladas e plaçadas.
Un CD d’escotar plan ta’us qui vòlen hèr dançar « occitan de Gasconha ».


Yan Cozian (cornemuses, caremère, clarin, flûtes, voix)
Mathieu Dufau (flûtes, tambourins, voix)
Laurent Geoffroy (accordéons diatoniques)
Simon Guillaumin (vielles à roue, voix)
Eric Oberlé (percussions).
http://www.aepem.com/Catalogue18.php

Joan-Miquèu ESPINASSE

Quand nous parlions avec Yan il y a quelques temps, pour trouver un nom en occitan au groupe des professeurs du Conservatoire des Landes, je lui proposai « Pass’Aires ». Lisible également en français avec une idée forte de la transmission. En écoutant le CD, le nom est bien trouvé me semble-t-il.
« De la memòria a la creacion » est bien intitulé : musique de tradition, vivante, savante de ce qu’elle a emmagasiné du passé, libre d’évoluer aujourd’hui. Les 5 musiciens proposent de nous emmener surtout dans les danses : rondèus, escotishas, valsas, masurcas, pòlcas, mais aussi d’écouter des chants plus libres. Le répertoire, quand il est connu, propose des paroles parfois inédites, ou nous laisse des nouveautés (issues du travail de Yan dans le livre « Paraulas e musicas » déjà chroniqué dans Boha !). Le contexte et les sources des musiques ou chants est bien clair.
L’interprétation est précise, le son est plein. Nous nous promenons d’interprétations plus« traditionnelles » (j’entends le son de la vielle d’Alexis il y a 30 ans… ou alors la nostalgie me prend peut-être : le premier qui dit que je vieillis, on règle ça à la buvette !), jusqu’à des interprétations que je dirais avec des esthétiques plus actuelles (mais il ne faut pas oublier le titre du CD) où les voix (3 chanteurs : quelle chance) tiennent une place importante. Il est évident que le groupe assume pleinement l’occitanité de leur musique.
Les bohas de Yan sont toujours aussi bien réglées et placées.
Un CD à bien écouter pour celles et ceux qui veulent faire danser « occitan de Gasconha ».

Mariage musical article Sud Ouest27/03/2010

Les groupes Chieftains et Dubliners sont les maîtres incontestés de la musique irlandaise traditionnelle. Elle se caractérise par une transmission orale, de générations en générations et depuis la nuit des temps, avec une présence très forte dans les pubs du pays. Les Chieftains ont enregistré un CD en voulant confronter leur façon de jouer avec celle des musiques actuelles, en invitant Stings ou encore les Rolling Stone.

L'idée de l'antenne soustonnaise du Conservatoire des Landes de musique a donc été de donner un concert commun en mêlant ces deux genres musicaux.

Non pas en faisant se succéder les deux départements pédagogiques, mais bien en les faisant jouer ensemble. Sous les responsabilités de Mario Gachis pour les musiques actuelles, et Yan Cozian, côté traditionnel gascon, chaque groupe a travaillé ses partitions avant de les mettre en musique ensemble.

Vielle et harpe celtique

Les instrumentistes sont des professeurs du Conservatoire et des élèves en fin d'études musicales. Ils sont une petite cinquantaine à se produire ensemble sur scène, avec vielles, bohas, flabutas, harpe celtique, saxos, guitares électriques, clavier et percussions, ainsi qu'un choeur vocal et des solistes. Ils donneront - en entrée libre - un concert unique aujourd'hui samedi, à 21 heures, salle Roger-Hanin.

Tout concourt à ce que les spectateurs reprennent certains refrains connus. Comme par exemple l'hymne officieux irlandais qui est entonné par des dizaines de milliers de voix pendant certaines rencontres sportives.
Auteur : Jean-Marc Flipo

Tags : Dax Arts et culture Musique soustons Loisirs & Culture Grand Dax

site web: http://www.sudouest.com/landes/loisirs-culture/art

Une aubaine pour les « jeunes ou nouveaux » acteur30/01/2010

PARAULAS E MUSICAS.
Répertoire de chansons et de musiques recueillies dans les Landes de 1960 à nos jours.
Yan Cozian.
220 pages, édition bilingue français / gascon.
L’atelier des Brisants et En Companhía.
ISBN : 978-2-84623-102-8

Avec cet ouvrage (qui assume totalement le bilinguisme et qui plus est avec un bel occitan de Gascogne, très actuel) Yan nous propose un « chaînon manquant » entre les œuvres de collectage d’Arnaudin de la fin du XIXème siècle pour les Landes et les collectes des années 1970 à nos jours.
Une aubaine pour les « jeunes ou nouveaux » acteurs des musiques traditionnelles qui n’ont pas eu la chance de côtoyer les passeurs qu’étaient les informateurs collectés (quels moments de bonheur passés en bal avec Alexis Capes ou les derniers cassa-cans improvisateurs à tout va, sans me rendre compte à l’époque de l’importance qu’auraient ces moments pour moi dans mes pratiques musicales).
Dans cet ouvrage, avec les compétences et la minutie que l’on lui connait, Yan précise bien le contexte de ces collectes. Il nous en propose une transcription rigoureuse, avec les paroles quand elles y sont (et quelle saveur, loin des romances de bergère bien policées). Il précise et illustre les limites de la transcription de musiques issues de l’oralité. Les dessins de Sylvie Forestier apportent une tendresse certaine à l’ouvrage.
Un outil indispensable à tout musicien qui prétend jouer de la musique des Landes de Gascogne ! Je rêve de ne plus entendre des noms de rondeaux ou congòs « escaraunhauts » ou traduits en français sous prétexte qu’ils sont en occitan et qu’on ne le parle pas : aucun musicien français ne joue « Sous-marin jaune » des Beatles… De plus, à sa lecture, celles et ceux qui se lancent dans la composition tireront avantage et légitimité dans leur musique, faute de n’avoir pu la respirer et l’entendre des informateurs eux-mêmes.
Et quand on sait qu’un tome deux pourrait voir le jour, le côté passeur/pass’aires de Yan n’en est que plus affirmé.
Joan-Miquèu ESPINASSE

L'almanach du Landais 201031/01/2010

Yan Cozian, le joueur de boha

Boha signifie « souffler » en gascon (prononcer bouhe). Ainsi a été baptisée, dans les années 70, la cornemuse landaise. Pourtant, la boha existe, d’après les recherches historiques, depuis au moins le XIIᵉ siècle dans les Landes, et également dans le sud de la Gironde et l’ouest du Lot-et-Garonne. Elle est jouée par les bergers, agriculteurs et paysans, à l’occasion de fêtes villageoises, familiales ou religieuses, où les auditeurs entamaient au son de la musique une danse tout à fait typique et adaptée au rythme de l’instrument, le rondeau : contrairement à ce que l’on danse sur le pont d’Avignon, dans les Landes, on se place en formant une chaîne de 4 à 5 personnes, alors que, en Gironde et dans le Lot-et-Garonne, on danse plutôt en couple.
La facture d’une cornemuse landaise est à la fois simple et complexe : pour résumer, un tuyau mélodique, percé de trous pour les notes, et à côté un autre tuyau qui se termine par le brunider, une pièce de bois qui permet à l’instrument de changer d’accord, pour produire une polyphonie étudiée. L’air s’engouffre dans le sac(, et ressort )par le bohet, un second tuyau, (plus petit, pour produire une polyphonie étudiée). La grande originalité de la cornemuse landaise se décline sur trois critères spécifiques à sa conception : les deux tuyaux de jeu parallèles sont sur une même pièce de bois, appelée le pihet ; l’anche simple du tuyau mélodique ; un tuyau d’accompagnement, appelé « bourdon variable ». Pour un néophyte, musicalement inculte de surcroît, il est difficile de se représenter la multitude de sons, d’accords, de rythmes qu’une boha peut produire, d’autant plus que sa conception varie en fonction des besoins et des envies de chaque musicien, qui perfectionne, améliore, agrémente et personnalise son instrument.
Les années 70 marquent dans les Landes la renaissance de la boha, dont l’histoire, l’originalité, le mystère, sont le coup de foudre pour quelques passionnés. Parmi eux, Yan Cozian, amoureux de la boha depuis 33 ans. Après plusieurs formations musicales et pédagogiques, en autodidacte, il entre au Conservatoire des Landes en tant que professeur de cornemuse landaise, et devient une figure représentative de la tradition musicale. Chanteur, compositeur, mais aussi flûtiste, il est de toutes les fêtes, principalement la fête du Printemps à Marquèze, pour laquelle il est chargé de la programmation. La grande qualité de la boha, c’est sa faculté d’adaptation à tous les styles musicaux : musique folklorique, rock, électro, elle se sent bien partout. Et puis, elle est à l’image de son propriétaire, toujours ouvert à des rencontres inattendues : la richesse musicale de sa boha lui permet de jouer avec les percussions cubaines et haïtiennes, offrant même à une oreille ignare une musicalité originale. Un conte musical, Maylis et le coffre à musique, raconte en français et en gascon comment jouer de cet instrument. Yan est également musicien dans le groupe Alios, aux orientations plutôt rock, et dans l’orchestre de bal Pass’Aires. Enfin, le Big Boha Band, où 11 bohaires (joueurs de boha) et 3 percussionnistes augurent des soirées aux rythmes endiablés.
Yan Cozian s’implique, d’autre part, dans la préservation et l’enseignement des musiques traditionnelles: il crée en 1993 l’association Les bohaires de Gasconha, pour la promotion de la cornemuse landaise ; il est président de la Fédération landaise des musiques et danses traditionnelles ; il fonde enfin l’association CSC, qui propose la fabrication de cornemuses landaises et de caremères. Qu’est-ce donc encore que cela ? Un autre instrument qu’affectionne Yan : la caremère est un chalumeau de la famille des clarinettes, composé d’une anche, d’un tuyau mélodique et d’une corne qui lui assure sa résonance. Son jeu demande au musicien de maîtriser la respiration circulaire, qui permet de jouer en souffle continu. Cette fois-ci, ce sont les joues de Yan qui font office de sac de cornemuse, où l’air est emmagasiné au fur et à mesure de la respiration, et soufflé simultanément. Exercice difficile, mais Yan n’est pas du genre à se laisser impressionner, et s’essaie à tout instrument dans lequel il faut souffler : flûte, bodega, hautbois, tout l’inspire, sert sa passion pour la cornemuse landaise. Car les sonorités ou les compétences sonores de chaque instrument lui donnent de nouvelles idées : Yan est un chercheur, un fouineur, un perfectionniste. Il sublime la musique traditionnelle pour la faire sienne, et la laisser ouverte à toute forme de possibilité et d’expression artistique. Tel le berger d’antan, il emporte sa boha dans tous ses déplacements, prêt à jouer pour qui veut bien l’entendre.

L'almanach du Landais 2010
j'aime mon terroir, les Landes
Auteurs : Joëlle d' Odorico - Hervé Berteaux - Jean-Jacques Taillentou
rédacteur en chef Gérard Bardon
Éditeur : Ed. CPE, Romorantin (Loir-et-Cher)
Collection : Almanach des terroirs de France

Un article de Sud Ouest.26/02/2010

C'est à l'adolescence que Yan Cozian s'est réellement intéressé à l'occitan. Le temps d'une option au bac, il a été conquis par la cornemuse landaise après une initiation à la flûte au collège. « Ce n'était pas une culture familiale. »

Cet autodidacte passait ensuite le diplôme d'État de professeur de musique en externe avant d'embrasser dans les Landes la responsabilité de l'enseignement des musiques traditionnelles.

Ce spécialiste de la boha et de la flûte de berger fabrique lui-même ces instruments depuis une quinzaine d'années, avec son compère Jean-Paul Saintorens.

Également joueur de hautbois comme de tous les types de cornemuse, mais aussi chanteur, Yan Cozian évolue dans un groupe de neuf cornemuses (Big Boha Band), en bal gascon (Pass'Aires), en style lando-africano-cubain (duo Cozian Oberlé) et même en soliste lors de festivals spécialisés.

La cornemuse landaise fonctionne comme un hautbois avec une poche mais deux lamelles, alors que cet instrument, partout ailleurs, se joue sur le principe de la clarinette avec une unique lamelle. « Le modèle landais procure des sons plus chauds et moins stridents avec un timbre particulier ».

220 chansons landaises

Auteur de 12 CD, le Soustonnais a récolté une vraie richesse d'enregistrements du patrimoine landais. « Je détiens environ 220 chansons landaises dont les mélodies n'avaient jamais été écrites. Les explications données procurent un intérêt certain aux futures générations ». Son ouvrage « Paraulase Musicas » décline le changement de société entre l'agro-pastorale de Félix Arnaudin et la disparition de l'agriculture laissant place aux pins. Le livre s'articule autour des musiques de danse (rondeau, congo, scottish, mazurka, polka...), des chansons circonstancielles (noces, jeux, poétiques...).

Les partitions écrites sans aucun académisme pour une lecture aisée sont illustrées par la dessinatrice bayonnaise Sylvie Forestier, le texte est rédigé en gascon avec une traduction littérale. Un second tome en cours d'écriture répertoriera des chansons et des musiques recueillies dans les Landes, de 1960 à nos jours.

Yan Cozian : 06 09 71 39 45.

Auteur : Jean-Marc Flipo

site web: http://www.sudouest.com/landes/actualite/cote-land

journal Sud Ouest Pass'Aires31/07/2007

La Gascogne en fête: Nicolas Allix

L'abbaye d'Arthous célèbre la culture gasconne à Hastingues. À partir d'aujourd'hui, lundi 30 juillet 2007et jusqu'à samedi, le Centre départemental du patrimoine organise pour la sixième année consécutive, la Semaine gasconne à Hastingues.
À chaque soir, son spectacle et Arthous célèbrera la culture gasconne le soir venu. Mercredi soir, il sera temps de faire vibrer Hastingues. Le groupe Pass'aires sera à la tête de ce bal faisant vivre la civilisation occitane.

L ' Académie Charles Cros

Les Coups de coeur
Tout au long de l'année, les groupes de travail spécialisés de l'Académie écoutent les nouveaux disques au fur et à mesure qu'ils paraissent. Ils sélectionnent une fois par an (parfois une fois par semestre) les disques qui leur paraissent devoir tout particulièrement être portés à l'attention du public : excellence de l'interprétation, œuvres inédites, répertoires oubliés, nouveaux talents d'interprètes, audace ou courage éditorial : sont autant de critères pris en compte pour se voir décerner un Coup de Coeur.
Les disques sélectionnés comme Coups de coeur figurent automatiquement dans la présélection de disques soumis au vote des Grands Prix Charles Cros du palmarès annuel.

Yan Cozian La boha gasconne

Envoûtante, atypique, cette cornemuse à anche simple et faux bourdon, est véritablement Gasconne. Modulations et chromatismes dignes d'un instrument à clé ! Répertoire des Landes (congos, scottisch, valse, plokas, rondeaux) (Dist. L'Autre Distribution + vente FAMDT)
AD 0687 C: 17,90 €

YAN COZIAN

Cinq Planètes AD0687C - Dist. L’Autre Distribution - Durée : 59’17
19,80 Euros chez CD Mail - Tél. 01 30 75 11 55
Après D. Paris à la cabrette, P. Molard au bagpipe et W. Soulette à la musette du Centre, Yan Cozian est le quatrième de nos joueurs de cornemuse à relever le défi de cette désormais prestigieuse série d’enregistrements solistes. Contrairement aux trois précédents, Yan n’était pour l’instant guère connu hors de sa région et sa discographie était également restée régionale (et pédagogique). Il est pourtant, depuis quelques années déjà, l’un des acteurs les plus actifs du petit monde boha (comme enseignant, au sein de Bohaires de Gascogne ou comme président de la Fédération landaise de musique et danses tradtionnelles). C’est au pied de la lettre qu’il respecte la consigne de cette collection : une heure de boha landaise sans le moindre accompagnement, sans le moindre artifice, juste les changements de tonalité d’une plage à l’autre. Un pari risqué que Yan réussit pleinement à relever en laissant de côté virtuosité et technique apparente et en nous offrant simplement une heure en prise directe avec son expression personnelle, dans une quasi intimité qu’évoque bien le plan rapproché de ses doigts en pleine action sur l’instrument au dos du livret (1). Son jeu est très mélodique, avec une utilisation principalement harmonique des deux notes du “bourdon” (parfois presque une seconde voix…) et si je sais que certains sont partisans, sur cet instrument, d’un jeu davantage axé sur la rythmique, un peu à l’image du style hongrois ou slovaque, nul ne pourra nier que congos, rondeaux valses et polkas balancent bien et donnent envie de se lever de sa chaise. Quelques mélodies de chansons viennent, par ailleurs, prouver que l’instrument peut être utilisé hors du bal. Gageons que ce CD va susciter quelques vocations de bohaires…
(1) on ne soulignera jamais assez la qualité des photos de Christian Lebon pour cette collection : qualité technique mais, surtout, aptitude à faire transparaître la personnalité de chacun des musiciens au travers d’un simple cliché…
Jean-Luc Matte


   plan du site    yancozian@neuf.fr          tel 06 09 71 39 45